l'histoire de la television l'idee de transmettre des images par ligne telegraphique remonte a 1843. les an glais alexander bain, robert bakewel l, puis l'italien giovanni caselli r ealiserent des telegraphes transmett ant des dessins executes specialemen t avec des encres conductrices ou i nversement avec de l'encre isolante sur papier conducteur et analysees avec un stylet electrique. ce n'est que soixante ans plus tard, avec les cellules photoelectriques, que l'on a pu transmettre une image quelconq ue. en france, edouard belin met au point en 1907 son premier belinogra phe dont differentes variantes etaie nt encore en service dans les annees 1960. le fax moderne en est directe ment derive. le principe consiste a analyser le document point par point et ligne apres ligne, comme le fait le regard quand on lit une page de texte. une cellule photoelectrique t ransforme les intensites lumineuses rencontrees en une tension electriqu e variable qui, a la reception, modu le un faisceau lumineux, lequel impr essionne les points correspondants d 'un papier photosensible. la telev ision n'est qu'une extension de ce p rincipe aux images animees, ce qui e xige rapidite et parfait synchronism e. des 1880, le francais maurice leb lanc avait realise le premier appare il d'analyse des images par miroir. les donnees du probleme sont evident es il faut transmettre une image co nstituee d'un maximum d'informations beaucoup de lignes avec beaucoup d e points dans un temps assez court dans les limites de la persistance r etinienne. une solution toute mecani que fut trouvee par la roue de l'inv enteur allemand paul nipkow, bientot amelioree a grand renfort de prisme s et de miroirs tournants. le princi pe en est simple il s'agit d'un dis que tournant perce de petits trous d isposes en spirale. il y a autant de trous que de lignes a explorer. l'e cartement transversal des trous est egal a la longueur de la ligne et l' ecartement radial a l'interligne. a chaque instant, seul le point d'imag e situe en face d'un trou envoie sa lumiere sur une cellule. la reconsti tution de l'image est faite avec le meme disque tournant en parfait sync hronisme devant une source de lumier e modulee par le signal. imaginee en 1884, la roue de nipkow a ete utili see a partir de 1923 et servait enco re en 1935 pour les emissions experi mentales en 30 lignes de la tour eif fel. les travaux realises par l'all emand karl f. braun oscillographie cathodique et par l'italien gugliel mo marconi susciterent l'interet du russe boris rosing qui, en 1911, rea lisa le premier tube cathodique. ce tube sera repense et ameliore par un autre russe, vladimir zworykin bre vet de 1923 , et il peut etre consid ere comme l'ancetre de nos televiseu rs. les principes de fonctionnement de ces tubes cathodiques ainsi que c eux des tubes cameras deja, en 1899 , le physicien allemand zenneck real ise la premiere camera a tube sous v ide sont les memes qu'actuellement [cf. television]. la coexistence de s deux procedes mecanique et electr onique dura un certain temps. ainsi la b.b.c., lors de ses premieres em issions en 1936, dut se resoudre a e mettre alternativement avec le syste me mecanique de baird pendant une se maine et le systeme electronique de marconi pendant la semaine suivante le systeme baird utilisait 240 lign es de definition, le systeme marconi 405 lignes . l'electronique l'empor ta definitivement sur le mecanique g râce a la precision grandissante des tubes. alors qu'en 1928 la televisi on avait une definition de 30 lignes , en 1936 lors des jeux olympiques de berlin les cameras qui etaient u tilisees affichaient une definition de 375 lignes. c'est en 1950 que la france, apres une periode experimen tale de dix ans en 441 lignes, adopt a le 819 lignes. les autres pays ont opte pour le 625 lignes, ce qui est devenu la norme mondiale, et la fra nce s'y est ralliee a partir de 1963 en vue de la television en couleurs . mais l'avenir du tube est forteme nt compromis. les ecrans de petites dimensions sont de plus en plus souv ent des ecrans plats a cristaux liqu ides, tandis que les tubes analyseur s de cameras ont presque entierement disparu au profit des dispositifs a transfert de charges d.t.c., ou c. c.d. en anglais . ils sont constitue s d'une mosaïque de photodiodes asso ciees a des registres a decalage. c' est grâce a eux que les camescopes o nt pu atteindre les petites dimensio ns que nous leur connaissons.